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Né en 1974 en Iran, Shahriar Sharifpour découvre le santour en 1989, instrument traditionnel persan qui marque durablement sa sensibilité musicale. Après des études à l’Université des Arts de Téhéran, il enseigne la musique dans plusieurs instituts en Iran tout en développant son activité de compositeur.

En 2002, il est récompensé lors de la 2ᵉ édition du Festival des Musiques Universitaires d’Iran (Téhéran), où il obtient le deuxième prix de composition en musique classique ainsi que le deuxième prix de composition en musique traditionnelle iranienne. La même année, il réalise un arrangement symphonique de l’œuvre Arezouy-e Jân, interprété par l’Orchestre National d’Iran au Palais de Saad Abad à Téhéran.

Installé en Belgique depuis 2012, il poursuit sa formation au Conservatoire royal de Bruxelles auprès de Daniel Capelletti et Michel Lysight, où il obtient un Master spécialisé en composition avec distinction. Il complète également sa formation en participant à plusieurs masterclasses de composition auprès de compositeurs tels que Elisabeth Chojnacka, Graham Fitkin, Frederic Rzewski et Guillaume Connesson.

En 2018, il participe en tant que santouriste à un projet musical dirigé par le compositeur suisse Simon Ho, consacré à l’accompagnement en direct du film muet Egged On (1926) de Charley Bowers, présenté notamment dans le cadre du festival du film muet de Gand (Belgique). Le projet réunit quatorze musiciens d’Orient et d’Occident, issus de traditions et d’univers musicaux différents, autour d’une composition originale de Simon Ho, avec une direction musicale et une coordination assurées par la pianiste Emma Heijink. Après une année de répétitions et de recherche collective, l’ensemble développe un langage musical mêlant instruments traditionnels orientaux et instruments occidentaux, ainsi que des influences pop, jazz et rock. Le projet donne lieu à de nombreux concerts et représentations en Belgique.

Son travail de compositeur s’inscrit dans le champ de la musique contemporaine. Son écriture explore les relations entre pensée modale, organisation rythmique et couleur orchestrale, en intégrant certaines caractéristiques des traditions musicales persanes dans un langage résolument contemporain, sans recours à la citation ni à l’imitation stylistique.

Ses œuvres ont été distinguées dans plusieurs concours internationaux. Lauréat du Festival Courants d’Air du Conservatoire royal de Bruxelles en 2015 et 2016, plusieurs de ses œuvres ont été sélectionnées et interprétées à six reprises dans le cadre du Festival international de composition Osmose Intermezzo (Bruxelles), entre 2017 et 2025. En 2020, il obtient le deuxième prix du Concours international de composition Artistes en Herbe (Luxembourg), est finaliste du Concours international Prix Vedrarias (France) avec son œuvre Il n’y a rien à voir pour seize flûtes, et devient lauréat de la 2ᵉ édition du Concours international de composition Prof. Marin Goleminov (Bulgarie). En 2021, il remporte le premier prix du Concours international de composition Prix Vedrarias (France).

En 2026, son œuvre L’âme ou la matérialité reçoit une mention de mérite au IVᵉ Concours international de composition Patricia Adkins Chiti, à Bari (Italie). Son catalogue comprend des œuvres pour orchestre symphonique, orchestre d’harmonie, ensembles, musique de chambre et instruments solistes, régulièrement interprétées en Belgique et à l’étranger.